Pape Léon XIV : qui est le 267e pape, visite en France 2026
Mis à jour le 24 septembre 2026
Le pape Léon XIV foulera le sol français demain, vendredi 25 septembre 2026, pour un voyage apostolique de quatre jours qui s’annonce déjà historique : Paris, Saint-Denis, Lourdes puis Metz, sur le thème « Pour que le monde ait la vie ». Premier pontife américain de l’histoire de l’Église catholique, né Robert Francis Prevost à Chicago il y a 71 ans, le 267ᵉ souverain pontife vient à l’invitation du président Emmanuel Macron, des évêques de France et de la directrice générale de l’UNESCO. Vêpres à Notre-Dame — une première pour un pape depuis l’incendie de 2019 —, veillée géante avec 80 000 jeunes au Stade de France, messe de 600 000 fidèles place de la Concorde et sur les Champs-Élysées, procession aux flambeaux à Lourdes : les chiffres donnent le vertige. Qui est vraiment cet homme que des millions de Français s’apprêtent à accueillir ? Pourquoi son élection, le 8 mai 2025, a-t-elle fait date ? Et que changera le voyage du pape Léon XIV pour l’Église de France ? Dans ce portrait complet, nous retraçons son parcours, de Chicago au Pérou jusqu’au Vatican, et détaillons le programme officiel de sa visite, jour par jour.
Qui est le pape Léon XIV ? Le pape Léon XIV, né Robert Francis Prevost à Chicago le 14 septembre 1955, est le 267ᵉ pape de l’Église catholique, élu le 8 mai 2025. Premier pontife américain et premier augustinien, il fut missionnaire au Pérou puis préfet du dicastère pour les Évêques. Il visite la France du 25 au 28 septembre 2026.

Pape Léon XIV : qui est le 267ᵉ souverain pontife ?
Définition : le pape Léon XIV est le 267ᵉ évêque de Rome et le chef de l’Église catholique dans le monde, élu par le conclave le 8 mai 2025. Né Robert Francis Prevost, il est le premier pape américain et le premier membre de l’ordre de Saint-Augustin à accéder à la papauté, ce qui fait de son pontificat un tournant historique pour l’Église.
Avant de devenir le pape Léon XIV, Robert Francis Prevost a construit sa vie autour de trois pôles : les États-Unis qui l’ont vu naître, le Pérou qui l’a formé comme pasteur, et Rome qui l’a appelé aux plus hautes responsabilités. Mathématicien de formation, canoniste, missionnaire puis « faiseur d’évêques » au Vatican, il cumule un profil à la fois intellectuel et profondément enraciné dans le terrain. Ceux qui l’ont côtoyé le décrivent comme un homme d’écoute, posé et discret, très éloigné des effets de manche.
Depuis son élection, le Saint-Père a multiplié les voyages — Turquie, Liban, Monaco, Afrique, Espagne —, insistant partout sur la paix, la dignité humaine et le dialogue, dans la droite ligne de la devise de son voyage français : « Pour que le monde ait la vie », inspirée du chapitre 6 de l’Évangile selon saint Jean.
Chicago, 1955 : les origines d’un Américain devenu Péruvien
Tout commence à Chicago, dans l’Illinois, le 14 septembre 1955. C’est là que naît Robert Francis Prevost, celui qui deviendra le pape Léon XIV, dans une famille aux racines mêlées : son père, Louis Marius Prevost, est d’ascendance française et italienne, sa mère, Mildred Martínez, d’origine espagnole. Il grandit entouré de ses deux frères, Louis Martín et John Joseph, dans une Amérique des années 1960 marquée par les bouleversements sociaux et le concile Vatican II.
Brillant élève, le jeune Robert choisit d’abord la voie des études : après le petit séminaire des pères augustins, il entre à l’université Villanova en Pennsylvanie, où il obtient en 1977 un diplôme de mathématiques tout en étudiant la philosophie. La même année, à 22 ans, il entre au noviciat de Saint-Louis, le 1ᵉʳ septembre 1977.
- 14 septembre 1955 : naissance à Chicago (Illinois, États-Unis).
- 1977 : diplôme de mathématiques à Villanova ; entrée au noviciat augustinien.
- 29 août 1981 : vœux solennels dans l’ordre de Saint-Augustin.
- 19 juin 1982 : ordination sacerdotale à Rome par Mgr Jean Jadot.
- 1984–1987 : licence puis doctorat en droit canonique à l’Angelicum de Rome.
C’est à Rome, à l’université pontificale Saint-Thomas-d’Aquin — l’Angelicum —, qu’il se forme au droit canonique, obtenant sa licence en 1984 avant de soutenir sa thèse de doctorat en 1987. Ordonné prêtre le 19 juin 1982 au collège augustinien Sainte-Monique, il est alors un jeune religieux de 27 ans dont rien ne laisse présager la destinée. Pourtant, ses supérieurs repèrent déjà en lui un homme de gouvernement : méthodique, à l’écoute, capable de trancher sans brutalité.
Missionnaire au Pérou : vingt ans au service des plus pauvres
C’est au Pérou que le futur pape Léon XIV passera près de vingt ans de sa vie, et c’est là qu’il deviendra véritablement pasteur. Envoyé en 1985 à Chulucanas, dans la région de Piura, il découvre une Église des périphéries : paroisses pauvres, communautés rurales isolées, fidèles qui marchent des heures pour assister à la messe. Il y apprend l’espagnol sur le tas, partage le quotidien des habitants et noue avec ce pays un lien qui ne se démentira jamais — au point d’en obtenir la nationalité en 2015.
De 1988 à 1998, il multiplie les responsabilités dans l’archidiocèse de Trujillo : prieur de la communauté augustinienne, directeur de la formation, vicaire judiciaire, professeur de droit canonique et de théologie morale au grand séminaire. Parallèlement, il administre des paroisses de banlieues défavorisées, dont Sainte-Rita puis Notre-Dame de Monserrat de 1992 à 1999. Cette double casquette, universitaire et curé de terrain, forge sa réputation : un intellectuel qui n’a jamais quitté le contact avec les plus humbles.
Rappelé aux États-Unis en 1999 comme prieur provincial de Chicago, il est élu en 2001 prieur général de l’ordre de Saint-Augustin — quelque 2 700 religieux dans le monde — puis confirmé pour un second mandat en 2007. Douze ans à parcourir les cinq continents : une connaissance intime de l’Église universelle qui conduit le pape François à le nommer évêque de Chiclayo, au nord du Pérou, le 26 septembre 2015.
Le 8 mai 2025, l’élection d’un pape américain : un conclave historique
Le 8 mai 2025, la fumée blanche s’échappe de la chapelle Sixtine : le cardinal Robert Francis Prevost, 69 ans, est élu 267ᵉ pape de l’Église catholique. Il choisit le nom de Léon XIV, en hommage à Léon XIII, le pape de l’encyclique Rerum Novarum (1891) sur la question sociale — un choix qu’il reliera lui-même aux défis de l’intelligence artificielle pour la dignité du travail. L’élection du pape Léon XIV est un séisme : pour la première fois en deux mille ans d’histoire, le successeur de Pierre est un Américain.
Sur la loggia de la basilique Saint-Pierre, ses premiers mots — « La paix soit avec vous tous » — donnent le ton d’un pontificat placé sous le signe de la réconciliation. Deuxième pontife originaire des Amériques après François, il est aussi le premier augustinien à occuper le trône pontifical. Citoyen américain de naissance, naturalisé péruvien en 2015 puis citoyen du Vatican en 2023, il incarne une Église mondialisée, à l’aise sur tous les continents et dans trois langues : l’anglais, l’espagnol et l’italien.
Avant le conclave, son nom circulait déjà parmi les papabili : créé cardinal par François le 30 septembre 2023, il dirigeait le dicastère pour les Évêques, l’organisme qui sélectionne les évêques du monde entier — un poste stratégique qui lui a permis de connaître personnellement l’épiscopat de dizaines de pays.
« Nous devons chercher ensemble à être une Église missionnaire, les bras ouverts à tous ceux qui ont besoin de notre charité » : ces mots, prononcés lors de son premier salut aux fidèles, résument le programme du nouveau pontife. Un an et demi plus tard, sa venue en France en est l’illustration la plus éclatante : aller à la rencontre d’une Église européenne en plein renouveau, portée par un regain de ferveur chez les jeunes — la France a célébré quelque 13 000 baptêmes d’adultes au printemps 2026.
Programme du voyage du pape Léon XIV en France : du 25 au 28 septembre 2026
Le programme officiel du pape Léon XIV en France a été publié le 7 août 2026 par le Bureau de presse du Saint-Siège, après l’annonce du voyage le 16 mai par le porte-parole Matteo Bruni. Quatre jours, trois villes — Paris, Lourdes, Metz —, un passage par l’UNESCO et trois messes publiques : voici le déroulé complet de ce voyage apostolique placé sous la devise « Pour que le monde ait la vie ».
| Jour | Étapes | Moments clés |
|---|---|---|
| Vendredi 25 septembre — Paris & Saint-Denis | Orly, Élysée, UNESCO, Notre-Dame, Stade de France | 11h : rencontre avec Emmanuel Macron à l’Élysée et discours aux autorités ; 15h : UNESCO ; 17h15 : vêpres à Notre-Dame (premier pape depuis l’incendie de 2019) ; 21h : veillée avec les jeunes au Stade de France (80 000 inscrits) |
| Samedi 26 septembre — Paris & Lourdes | Maison Bakhita, Institut catholique, Concorde, Lourdes | Matin : centre d’accueil Maison Bakhita et Institut catholique de Paris ; 15h : messe place de la Concorde et sur les Champs-Élysées (environ 600 000 fidèles attendus) ; 19h05 : arrivée à Lourdes, prière à la grotte de Massabielle |
| Dimanche 27 septembre — Lourdes | Sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes | 9h : rencontre avec les évêques de France ; 11h : messe à la prairie (150 000 pèlerins attendus) ; après-midi : malades de l’Accueil Notre-Dame, carmélites, victimes d’abus ; 21h : chapelet et procession aux flambeaux à la grotte |
| Lundi 28 septembre — Metz | Metz, cathédrale Saint-Étienne | 10h : rencontre interreligieuse au centre Robert-Schuman, « Aux racines de l’Europe, pour la paix et l’unité » ; messe à la cathédrale Saint-Étienne (2 000 places, écrans géants à l’extérieur) ; 19h : départ pour Rome. Premier pape à Metz depuis Jean-Paul II en 1988 |
Le coût de l’organisation est estimé à 27 millions d’euros, dont environ 5,5 millions déjà récoltés grâce à la plateforme de dons pape-france.fr. Les grandes célébrations sont gratuites, mais certaines nécessitent une inscription préalable — toutes les informations pratiques sont publiées sur le site officiel du voyage. France Télévisions produira le signal international et retransmettra les principaux événements en direct sur France 2 et franceinfo.
Paris, Lourdes, Metz : 5 temps forts à ne pas manquer
Parmi la vingtaine de rendez-vous inscrits au programme, cinq moments concentrent toute la charge symbolique des temps forts du pape Léon XIV en France. Voici ceux qu’il ne faudra manquer sous aucun prétexte, que vous soyez sur place ou devant votre écran.
- Les vêpres à Notre-Dame de Paris (vendredi 25, 17h15). Sept ans après l’incendie du 15 avril 2019, un pape revient pour la première fois dans la cathédrale reconstruite, avec le clergé et les religieux — un moment d’une émotion rare.
- La veillée des jeunes au Stade de France (vendredi 25, 21h). 80 000 jeunes de 17 à 35 ans — catholiques, juifs, musulmans, sikhs, bouddhistes et hindous — sont attendus à Saint-Denis pour une veillée de prière interreligieuse inédite par son ampleur.
- La messe géante place de la Concorde (samedi 26, 15h). Quelque 600 000 fidèles attendus entre la place de la Concorde et les Champs-Élysées pour la première messe du voyage — du jamais-vu à Paris depuis les JMJ de 1997.
- La procession aux flambeaux à Lourdes (dimanche 27, 21h). Le souverain pontife conduira le chapelet et la procession mariale à la grotte de Massabielle, devant plus de 200 000 pèlerins. Il sera le troisième pape en exercice à visiter Lourdes, après Jean-Paul II (1983 et 2004) et Benoît XVI (2008).
- La rencontre interreligieuse de Metz (lundi 28, 10h). Dans cette ville frontalière marquée par l’histoire européenne, le Saint-Père réunira les représentants des religions autour du thème « Aux racines de l’Europe, pour la paix et l’unité », avant la messe de clôture à la cathédrale Saint-Étienne.
Pourquoi la venue du pape Léon XIV est historique pour la France
La venue du pape Léon XIV est un événement à plusieurs titres inédit. D’abord, c’est la première visite d’État d’un pape à Paris depuis dix-huit ans : si François s’était rendu à Strasbourg en 2014, à Marseille en 2023 puis en Corse en 2024, aucun souverain pontife n’avait été reçu en visite officielle dans la capitale depuis Benoît XVI. Ensuite, le voyage marque le retour d’un pape à Notre-Dame après l’incendie, à Lourdes — troisième pape en exercice seulement — et à Metz, où aucun pape ne s’était rendu depuis Jean-Paul II en 1988.
Le contexte français rend cette visite encore plus significative. L’Église de France traverse un moment singulier : essor des baptêmes d’adultes, églises qui se remplissent à nouveau de jeunes, regain d’intérêt pour la foi dans une société sécularisée. Le Saint-Père, dont le parcours de missionnaire et de juriste est retracé dans la biographie officielle publiée par Vatican News, a choisi de répondre à cet élan en venant en personne, plutôt qu’en s’adressant à la France de loin.
Pape Léon XIV : ce qu’il faut retenir avant sa venue en France
Le pape Léon XIV n’est pas un pontife comme les autres : premier Américain sur le trône de Pierre, premier augustinien, missionnaire forgé par vingt ans au Pérou, juriste et homme de gouvernement, il incarne une Église à la fois enracinée et tournée vers le monde. Son élection du 8 mai 2025 a ouvert un pontificat placé sous le signe de la paix, de la mission et du dialogue — et sa venue en France, du 25 au 28 septembre 2026, en est la démonstration la plus éclatante.
Ne manquez rien de ce voyage historique : vêpres à Notre-Dame, veillée des jeunes au Stade de France, messe géante place de la Concorde, procession aux flambeaux à Lourdes, rencontre interreligieuse à Metz — le programme officiel détaillé est consultable en ligne, et les grandes célébrations sont gratuites. Suivez notre couverture en direct sur FrancaisNews et partagez cet article autour de vous pour faire connaître le parcours exceptionnel du 267ᵉ pape !

