Mis à jour : 14 octobre 2026
leila slimani est l’invitée de « La grande librairie » ce mercredi 14 octobre 2026 à 21h05 sur France 5, pour présenter « Résurrection », sa toute première pièce de théâtre, adaptée du roman de Léon Tolstoï et publiée chez Gallimard. L’écrivaine franco-marocaine, prix Goncourt 2016 pour « Chanson douce », y franchit une étape nouvelle de son parcours : passer du roman à la scène, avec une histoire de faute, de remords et de seconde chance qui traverse les siècles sans perdre de sa force.
Présentée par Augustin Trapenard, l’émission pose ce soir une question qui colle parfaitement à l’univers de leila slimani : « De quoi hérite-t-on : d’un nom, d’une faute, d’un manque ? » Autour d’elle, Christine Angot viendra défendre « Je change de nom », paru chez Flammarion, aux côtés d’Emma Marsantes et de Boris Bergmann. Une soirée littéraire dense, à suivre en direct, qui promet des échanges nourris sur ce que les familles transmettent, parfois sans le vouloir, et sur ce que chacun peut décider d’en faire.
Réponse courte : leila slimani présente ce mercredi à 21h05 sur France 5, dans « La grande librairie », « Résurrection » (Gallimard), sa première pièce, adaptée de Tolstoï à l’invitation de Simon Delétang, créée au Théâtre de Lorient puis jouée à la Comédie-Française, au Vieux-Colombier.

Résurrection, la première pièce de leila slimani
Il y a des passages qui comptent double dans une vie d’écrivain. Pour leila slimani, écrire pour le théâtre n’est pas un simple détour entre deux romans : c’est une première, revendiquée comme telle, avec « Résurrection », texte publié chez Gallimard. La pièce adapte le grand roman de Léon Tolstoï, œuvre tardive et ample de l’écrivain russe, qui interroge la justice, la culpabilité et la possibilité, ou non, de réparer une faute ancienne.
Le point de départ de l’histoire a la simplicité des drames qui ne vieillissent pas. Un juré, appelé à siéger lors d’un procès, reconnaît parmi les accusés une femme, Maslova, qu’il a autrefois séduite puis abandonnée. Ce face-à-face réveille en lui une faute enfouie et fait basculer le procès : place au remords, à la responsabilité et à la quête d’une forme de rachat.
- L’émission : « La grande librairie », ce mercredi 14 octobre 2026 à 21h05 sur France 5
- Le livre : « Résurrection », première pièce de leila slimani, parue chez Gallimard
- La source : le roman « Résurrection » de Léon Tolstoï
- Le thème du soir : « De quoi hérite-t-on : d’un nom, d’une faute, d’un manque ? »
- La création : au Théâtre de Lorient, centre dramatique national, puis à la Comédie-Française
Que leila slimani choisisse précisément ce texte pour ses débuts au théâtre n’a rien d’un hasard. Ses romans explorent depuis longtemps les zones grises des relations humaines : ce qui se transmet dans les familles, ce qui pèse sur les femmes, ce qui se joue entre dominants et dominés. La matière de Tolstoï, avec son juré rongé par le souvenir et son héroïne broyée par l’injustice, entre en résonance directe avec ces obsessions, tout en l’emmenant sur un terrain formel entièrement nouveau pour elle.
Une invitation de Simon Delétang devenue création
Cette première pièce n’est pas née d’une commande impersonnelle, mais d’une invitation. C’est Simon Delétang qui a proposé à leila slimani de s’emparer du roman de Tolstoï pour la scène. Ce type de rencontre compte dans la vie d’un texte : un metteur en scène qui croit à la voix d’une romancière pour porter un classique, une romancière qui accepte de quitter le confort relatif de sa forme habituelle pour affronter les contraintes du plateau, des corps et des voix.
Adapter un roman aussi vaste que « Résurrection » suppose des choix tranchés. Il faut concentrer l’action, choisir les scènes qui portent le sens, trouver une langue qui sonne juste dans la bouche des acteurs sans trahir la profondeur de l’œuvre d’origine. Pour leila slimani, l’exercice consiste aussi à faire entendre sa propre sensibilité dans un texte qui n’est pas le sien au départ, mais dont le sujet — la faute héritée, assumée ou niée — rejoint le cœur de son travail.
Définition : une adaptation théâtrale est la réécriture d’une œuvre existante, ici un roman, pour les conditions concrètes de la scène ; elle sélectionne, condense et transforme le récit d’origine en dialogues et en actions jouables par des acteurs, devant un public, dans la durée limitée d’une représentation.
La création est annoncée au Théâtre de Lorient, centre dramatique national, maison habituée aux écritures d’aujourd’hui et aux relectures de classiques. Qu’une première pièce y voie le jour dit l’ambition du projet : une vraie production, pensée pour rencontrer un public et être discutée, pas un simple exercice de style. Le parcours de leila slimani vers la scène passe donc par une adresse exigeante, loin des effets d’annonce.
L’histoire de Maslova et du juré qui l’a perdue
Au centre de « Résurrection », il y a une reconnaissance, au sens presque policier du terme. Le juré découvre dans le box des accusés le visage de Maslova, la jeune femme qu’il a séduite puis abandonnée des années plus tôt. Ce qu’il avait sans doute rangé au chapitre des erreurs de jeunesse ressurgit d’un coup, avec une conséquence terrible : la vie de cette femme, elle, ne s’est jamais remise de cet abandon, et c’est en partie sa chute qu’il contemple depuis les bancs du tribunal.
Ce dispositif est d’une redoutable efficacité : il place la faute là où la justice devrait être aveugle. Le juré n’est plus seulement un citoyen chargé de trancher : il devient partie prenante de l’histoire qu’il doit juger. Toute la tension de la pièce tient dans ce déplacement — peut-on juger sereinement quand on se sait soi-même coupable d’une part du malheur de l’accusée ?
- Maslova : l’accusée, autrefois séduite et abandonnée par l’homme devenu juré à son procès
- Le juré : un homme confronté, en pleine audience, à la faute de sa jeunesse
- Le procès : le lieu où la justice des hommes croise la question du remords personnel
- La réparation : l’horizon incertain du récit — peut-on vraiment racheter une faute ancienne ?
On comprend dès lors pourquoi ce récit parle si fort à notre époque. Il interroge la responsabilité des hommes envers les femmes qu’ils ont blessées, le poids des actes passés sur les vies présentes, et la difficulté d’obtenir justice quand les rapports de force sont déséquilibrés dès le départ. Sans plaquer aucun discours sur le texte de Tolstoï, le parcours de leila slimani comme romancière éclaire ces questions d’une lumière particulière, elle qui a souvent écrit sur les rapports de pouvoir et sur le sort réservé aux femmes.
Reste la question du titre, magnifique et vertigineuse. « Résurrection » ne promet pas un miracle, mais un mouvement : celui d’un homme qui se relève de sa propre indifférence, et peut-être celui d’une femme à qui l’on rend enfin une part de vérité. C’est cette espérance fragile, jamais garantie, qui donne à la pièce de leila slimani sa tension et son émotion, bien au-delà du seul suspense du verdict.
De Lorient à la Comédie-Française, un parcours en deux temps
Après sa création au Théâtre de Lorient, la pièce sera présentée à la Comédie-Française, au Théâtre du Vieux-Colombier. Cette seconde étape parisienne n’est pas un détail d’agenda : entrer, même par la salle du Vieux-Colombier, dans la maison de Molière, représente une forme de consécration pour un texte contemporain, et une exposition nouvelle pour leila slimani, autrice venue du roman. Le Vieux-Colombier est traditionnellement le lieu des créations et des écritures d’aujourd’hui au sein de l’institution.
Ce parcours en deux temps dessine une trajectoire cohérente. D’abord la création en région, dans un centre dramatique national, là où le spectacle se construit et trouve son premier public. Ensuite la reprise parisienne, qui expose le texte à un autre regard, critique et spectateur, et l’inscrit dans la longue histoire des auteurs vivants accueillis par la Comédie-Française. Pour une première pièce, l’itinéraire a de quoi impressionner, et il dit la confiance placée dans ce texte.
| Étape | Lieu | Ce qu’elle signifie |
|---|---|---|
| La création | Théâtre de Lorient — centre dramatique national | Le spectacle naît et rencontre son premier public |
| La reprise parisienne | Comédie-Française — Théâtre du Vieux-Colombier | Le texte entre dans la maison de Molière, salle dédiée aux créations |
| La publication | Gallimard | La pièce existe aussi comme livre, à lire avant ou après la scène |
| La télévision | France 5, « La grande librairie », ce mercredi 21h05 | L’autrice présente son texte au grand public avant la création |
La publication chez Gallimard complète ce dispositif de belle manière. Une pièce publiée se lit, s’annote, se travaille, parfois longtemps avant d’être vue sur scène. Les lecteurs habituels de leila slimani pourront ainsi découvrir son écriture théâtrale à la page, avant de la retrouver portée par des acteurs. Ce double accès, par le livre et par le plateau, est l’une des forces du projet : il fait circuler le texte entre les publics du roman, du théâtre et de la télévision littéraire.
L’annonce de cette trajectoire, de Lorient au Vieux-Colombier, suffit déjà à faire de « Résurrection » l’un des rendez-vous théâtraux à surveiller. Ce soir, sur France 5, c’est l’autrice elle-même qui en donnera la première présentation publique d’ampleur.
La grande librairie et la question de l’héritage
Le thème choisi ce mercredi par Augustin Trapenard semble taillé sur mesure pour la pièce de leila slimani : « De quoi hérite-t-on : d’un nom, d’une faute, d’un manque ? » Un nom, une faute, un manque : trois formes d’héritage qui traversent « Résurrection » de part en part. Le juré hérite de sa propre faute, jamais soldée ; Maslova hérite, elle, des conséquences d’un acte qu’elle n’a pas choisi. Autour de cette question, l’émission peut déployer des conversations qui dépassent largement la seule promotion des livres présentés.
Selon la présentation de « La grande librairie » de ce mercredi 14 octobre 2026 sur France 5, la soirée réunit également Christine Angot, qui publie « Je change de nom » chez Flammarion — un titre qui répond presque mot pour mot à la première partie du thème du soir, le nom dont on hérite et celui que l’on se choisit. Emma Marsantes et Boris Bergmann complètent ce plateau placé sous le signe des filiations, des identités et des récits de soi.
Cette architecture fait tout l’intérêt des belles soirées de « La grande librairie » : des livres qui se répondent sans avoir été écrits les uns pour les autres, et des écrivains invités à réfléchir ensemble, au-delà de leur seule actualité. Le dialogue entre une pièce sur la faute héritée et un récit intitulé « Je change de nom » promet, à lui seul, un moment de télévision littéraire de belle tenue.
Pour les téléspectateurs, le rendez-vous est fixé à 21h05 sur France 5, ce mercredi 14 octobre 2026. C’est l’occasion de découvrir, de la voix même de leila slimani, les raisons de ce passage au théâtre, son rapport au texte de Tolstoï et la manière dont elle a travaillé à partir de l’invitation de Simon Delétang. Ceux qui préparent déjà leur venue à Lorient ou au Vieux-Colombier y trouveront une précieuse mise en bouche.
Pourquoi leila slimani compte dans la littérature française
Pour mesurer ce que représente ce premier pas au théâtre, il faut rappeler la place qu’occupe leila slimani dans le paysage littéraire français contemporain. Écrivaine franco-marocaine, elle a reçu le prix Goncourt 2016 pour « Chanson douce », un roman qui a marqué durablement les lecteurs et qui reste, près de dix ans plus tard, l’un des titres les plus discutés de la décennie. Une telle distinction installe une œuvre, mais elle crée aussi une attente : chaque nouveau livre devient un événement scruté de près.
C’est précisément ce qui rend « Résurrection » intéressant au-delà de son sujet. Plutôt que de répéter une formule qui a fait ses preuves, leila slimani accepte le risque d’une forme nouvelle, avec ses codes propres : le dialogue plutôt que la narration, la présence des corps plutôt que l’intériorité romanesque, le temps réel de la représentation plutôt que le temps élastique du récit. Les écrivains qui s’y frottent sérieusement en ressortent rarement indemnes, et c’est exactement ce qui rend l’expérience précieuse, pour eux comme pour leurs lecteurs.
Il y a aussi, dans ce choix de Tolstoï, une fidélité à sa voix : l’attention aux vies abîmées et aux femmes prises dans des mécanismes qui les dépassent. Maslova, l’accusée de « Résurrection », appartient à cette famille de personnages que l’écrivaine sait regarder sans complaisance et sans cruauté, en restituant à chacun sa part d’ombre et sa part de dignité. Le théâtre, art du présent et de l’incarnation, peut donner à cette attention une force nouvelle.
Quoi qu’il advienne du spectacle à sa création, cette étape restera un moment charnière : celui où une romancière couronnée par le Goncourt aura accepté de remettre son écriture à l’épreuve d’un plateau, d’un metteur en scène qui l’y a invitée et d’un classique de la littérature mondiale. Le public de « La grande librairie » aura, ce soir, le privilège d’entendre leila slimani raconter ce pari avant même que le rideau de Lorient ne se lève.
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Questions fréquentes
Quand l’écrivaine passe-t-elle dans La grande librairie ?
leila slimani est l’invitée de « La grande librairie », présentée par Augustin Trapenard, ce mercredi 14 octobre 2026 à 21h05 sur France 5, autour du thème « De quoi hérite-t-on : d’un nom, d’une faute, d’un manque ? »
Quel livre présente-t-elle ce soir ?
Elle présente « Résurrection », publiée chez Gallimard : sa toute première pièce de théâtre, adaptée du roman de Léon Tolstoï, écrite à l’invitation du metteur en scène Simon Delétang.
De quoi parle la pièce Résurrection ?
Dans la pièce de leila slimani, un juré reconnaît, lors d’un procès, parmi les accusés, Maslova, la femme qu’il avait autrefois séduite puis abandonnée. Confronté à sa faute ancienne, il est traversé par le remords et par la question de la réparation.
Où la pièce sera-t-elle créée ?
« Résurrection » sera créée au Théâtre de Lorient, centre dramatique national, avant d’être présentée à Paris, à la Comédie-Française, dans la salle du Théâtre du Vieux-Colombier.
Qui sont les autres invités de l’émission ?
Augustin Trapenard reçoit également Christine Angot, pour « Je change de nom » paru chez Flammarion, ainsi qu’Emma Marsantes et Boris Bergmann, autour du thème de l’héritage, du nom, de la faute et du manque.
Pour quel roman a-t-elle reçu le prix Goncourt ?
leila slimani a reçu le prix Goncourt 2016 pour son roman « Chanson douce ». Écrivaine franco-marocaine, elle ajoute avec « Résurrection » une première œuvre théâtrale à son parcours de romancière.
Conclusion
Une première pièce adaptée de Tolstoï, une création à Lorient avant la Comédie-Française, et un plateau de « La grande librairie » consacré à ce que l’on hérite — un nom, une faute, un manque : la soirée de ce mercredi 14 octobre 2026 s’annonce comme un beau moment de littérature sur France 5. Rendez-vous à 21h05 pour écouter leila slimani présenter « Résurrection » — et dites-nous ensuite en commentaire si vous irez découvrir la pièce sur scène, à Lorient ou au Vieux-Colombier !

